Archive for octobre, 2008
oct 23 |
Le crime est notre affaire |
Résumé : Le colonel Bélisaire Beresford est inquiet. Prudence, sa femme, a disparu à la poursuite d’un cadavre. Quand il la retrouve, elle s’est fait engager comme cuisinière à « La vallée-aux-loups », une inquiétante demeure où un veuf, riche et avare règne en despote sur ses enfants et où d’authentiques sarcophages recèlent de bien étranges surprises…
Avis : On retrouve ici un formidable duo de comédiens : André Dussollier et Catherine Frot. Leur plaisir à jouer ensemble est visible à l’écran. C’est grâce à eux que le film fonctionne (et à l’histoire imaginée par Agatha Christie). On se doute un peu de l’identité du meurtrier mais cela ne gâche pas notre plaisir à regarder ce film.
Aucun commentaireoct 22 |
Classement AFI, American Film Institute, catégorie science fiction |
Après le suspence et le fantastique, voici la science fiction !
C’est par un « coup de chance » qu’Harrison Ford hérita du rôle de Han Solo. En effet, Burt Reynolds devait initialement se glisser dans la peau de cet aventurier cynique, avant de se désister. Prêt à abandonner la comédie pour se tourner vers la menuiserie malgré sa performance remarquée dans American Graffiti, Harrison Ford sera contacté par George Lucas, qui lui offrit la chance de sa carrière…
3. E.T. l’extra terrestre (1982) : Pendant 11 ans d’affilé, E.T. l’extra-terrestre fut en tête du box-office mondial avant de se faire détrôner par un autre film de Steven Spielberg : Jurassic Park. Le visage d’E.T. fut inspiré par les visages de Carl Sandburg (en fin de vie), Albert Einstein, et du chat du concepteur d’E.T., Carlo Rambaldi. E.T. l’extra-terrestre est un des rares films à avoir été tourné dans le même ordre chronologique que le scénario, pour apporter les réponses de son départ (surtout pour les enfants). Ainsi, les émotions des jeunes acteurs sont bien réelles. Comme George Lucas et la saga Star wars, Steven Spielberg a modifié son grand succès familial. Le réalisateur non seulement a amélioré les effets spéciaux, mais a aussi édulcoré la violence du film dans la version 2002.
4. Orange mécanique (1971) : Le titre Orange Mécanique vient d’une vieille expression cockney, « bizarre comme une orange mécanique », c’est-à-dire très étrange ou inhabituel. David Prowse, (Dark Vador dans Star Wars), joue le rôle du garde du corps. Après la sortie du film, plusieurs délinquants britanniques ayant perpétré des actes de violence gratuite ont déclaré avoir pris exemple sur le film. Les lettres de menaces envahissent alors la boîte aux lettres de Stanley Kubrick (qui avait quitté les États-Unis pour l’Angleterre), qui prend peur pour ses enfants. Il demande à Warner de retirer le film des salles de cinéma britanniques en dépit du grand succès du film. Fait unique, la société de production obtempère et le film est retiré. Ce n’est qu’en 2000, c’est-à-dire après la mort de Kubrick, que le film est à nouveau projeté au Royaume-Uni.
5. Le jour où la Terre s’arrêta (1951) : « Klaatu barada nikto ! », l’équivalent de notre bonjour en extra-terrestre, est la phrase culte du film. Les fans se rallièrent sous ce salut, parmis eux, George Lucas, qui baptise trois de ses personnages ainsi dans La Guerre des étoiles. Certains verront même dans le film, une représentation moderne et allégorique du Christ. Klaatu est l’archétype de Jésus recherchant la vérité humaine. Les parallèles avec l’histoire messianique sont nombreux : il vient du ciel, se mêle aux hommes sous le nom de Carpenter (charpentier), se heurte à leur incompréhension, meurt et renaît pour les sauver.
6. Blade Runner (1982) : L’atmosphère oppressante : cette ville aux grands gratte-ciel, sombre et éclairée à la lumière des néons publicitaires, la pluie, les embouteillages et le « cityspeak » (argot composé de plusieurs langues) participent à donner une impression rebutante sur le spectateur. En effet, pour créer cet univers cyberpunk et de film noir, Ridley Scott a apporté un soin particulier aux décors et à l’ambiance du Los Angeles de 2019 pour qu’ils jouent un rôle de premier ordre dans le film. A noter le jeu vidéo sorti en 1997 qui était pas mal du tout !
7. Alien (1979) : Dans l’espace, personne ne vous entend(ra) crier ! Telle était l’accroche de l’affiche du film à sa sortie. C’est l’artiste d’origine suisse H.R. Giger qui a réalisé seul le design de la créature, considérée aujourd’hui comme une œuvre d’art. La maquette a été conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine sur des tuyaux et des pièces de moteur. Dans la version « Director’s cut », on apprend que Ridley Scott souhaitait que les acteurs ne soient pas au courant de ce qui allait se passer lorsque l’Alien sort du ventre du Kane (excepté pour l’acteur qui interprète Kane). Il voulait voir sur leurs visages la stupeur et l’angoisse devant cette situation. De même lorsque Kane se penche sur l’œuf, il n’est pas au courant qu’une créature va lui sauter au visage, afin que sa surprise et sa peur soient réelles. On dénombre aujourd’hui quatre Alien et deux Alien VS Predator !
8. Terminator 2 : Le jugement dernier (1991) : Malgré les effets spéciaux novateurs du film, James Cameron eut recours à des effets spéciaux dits « naturels », en l’occurrence l’utilisation de jumeaux : la propre sœur jumelle de Linda Hamilton, Leslie Hamilton, joua plusieurs rôles dans Terminator 2, le seul film dans lequel elle joua. Elle joue le rôle du T-1000 quand celui-ci se transforme en Sarah Connor pour abuser John Connor, et celui de Sarah Connor dans la fameuse scène du rêve (explosion atomique). Personnellement j’avais préféré le premier. Dans Terminator 2, l’acteur Arnold Schwarzenegger prononce 700 mots. Il avait 17 phrases à son actif dans le premier volet de la saga. Belle évolution ! Enfin, Terminator 2 a été le premier film de l’histoire du septième art à voir son budget atteindre la barre des 100 millions de dollars.
9. L’invasion des profanateurs de sépultures (1956) : Le titre anglais est Invasion of the body snatchers, c’est-à-dire « l’invasion des voleurs de corps ». La traduction par profanateurs de sépultures – alors qu’il n’y a pas de profanation de sépulture dans l’histoire – est probablement le fait d’un traducteur qui ne s’occupait que de la gestion des titres et n’avait pas vu le film. L’une des interprétations les plus courantes du film de Don Siegel le situe dans le contexte de la Guerre Froide débutée en 1947 et du maccarthysme (du nom du sénateur américain Joseph McCarthy) qui condamnait tous les Américains soupçonnés de sympathie avec l’idéologie communiste. Détail amusant : l’acteur principal du film s’appelle lui aussi McCarthy. L’Invasion des profanateurs de sépultures se situerait ainsi dans la lignée de classiques comme La Chose d’un autre monde ou La Guerre des mondes avec ses extraterrestres envahissants symbole de la menace communiste rampante.
L’idée de Retour vers le futur est venue à Robert Zemeckis et Bob Gale alors qu’ils se demandaient comment aurait pu se dérouler leur rencontre avec leurs propres parents. De ce point de départ, ils imaginent les aventures temporelles de Marty McFly. Aventures qui passeront par diverses modifications… Ainsi, par exemple, le voyage dans le temps devait initialement se faire via un réfrigérateur modifié. L’idée fut rapidement abandonnée, les auteurs craignant que les enfants n’essaient de s’enfermer à leur tour dans leur réfrigérateur… Ensuite, l’idée de la De Lorean est rapidement venue grâce à son design futuriste, notamment avec les portes qui s’ouvrent de bas en haut. Le réacteur nucléaire a été incorporé très tôt dans le script mais les deux scénaristes ont pensé renvoyer Marty en emmagasinant l’énergie nécessaire pour le convecteur temporel dans une centrale nucléaire au Nevada. Cependant, ils ont ensuite opté pour le détournement de l’éclair qui frappe l’hôtel de ville, moyen plus réaliste et plus spectaculaire de renvoyer Marty vers le futur.
Lorsque Marty annonce au « Doc » de 1955 que c’est Ronald Reagan qui est président des États-Unis en 1985, celui-ci n’arrive pas à le croire ; il est alors un acteur au sommet de sa gloire. D’ailleurs, lorsque Marty entre pour la première fois dans le Hill Valley de 1955, la première bande annonce qu’il voit est pour un film où Ronald Reagan tient le rôle principal : La Reine de la prairie (Cattle Queen of Montana). Le « Doc » de 1955 imagine alors que Jerry Lewis est le vice-président, que Bette Davis est la Première Dame du pays, et que John Wayne est le ministre de la Défense. Un peu plus tard, lorsque le « Doc » visionne les images du caméscope de Marty, il dit comprendre que Ronald Reagan soit président : ce dernier doit pouvoir « bien passer à l’écran ». Le film joue beaucoup sur les évènements passés / présents réels en parallèle de l’histoire des personnages.
Ainsi se cloturent ces 10 classements américains !
2 commentairesoct 21 |
Tonnerre sous les tropiques |
Résumé : Cinq acteurs vont se rendre sur le lieu d’un tournage dans la jungle pour un film de guerre. Pour cela, ils doivent suivre une formation de deux semaines d’entraînement intensif à la vie de camp. L’expérience va se révéler utile, car, arrivés sur le lieu de tournage, ils se trouvent immergés dans un réelle situation de guerre…
Avis : Le début du film est très surprenant, la série de bandes annonces qui le compose donne le ton du film qui va suivre. Mention spéciale pour le film dans lequel « a joué » Kirk Lazarus alias Robert Downey Jr. accompagné pour l’occasion de Tobey McGuire ! Ben Stiller s’attaque ici à Hollywood et au star system à travers cinq acteurs représentants les différentes facettes de star que l’on peut trouver : la star ramassant tous les prix, celle abonnée aux films d’action qui disparait peu à peu, la star « comique » (enfin humour assez lourd peu supportable) accro à l’héroïne, le rappeur qui se lance dans le cinéma et le jeune premier qui débute là sa carrière.
Malgré une pléiade d’acteurs qui ont déjà fait leurs preuves, le film manque d’un coup de pouce au niveau du scénario, et d’un humour plus léger. Les seconds rôles apportent beaucoup heureusement (Nick Nolte, Tom Cruise et Matthew McConaughey).
Enfin bref, sachez avant d’y aller qu’il ne faut ni réfléchir ni prendre le film au premier (ou deuxième) degré !
2 commentairesoct 16 |
Cliente |
Résumé : Judith a la cinquantaine séduisante. Femme équilibrée, elle dirige une émission de téléachat. Divorcée, elle vit seule, avec pour confidente sa soeur Irène, qui est la seule a connaître son secret : Judith s’offre régulièrement les services sexuels de jeunes gens, qu’elle choisit sur les sites d’escort d’Internet. Elle rencontre ainsi Patrick, qu’elle apprécie pour sa gentillesse, son charme et sa simplicité. Or Patrick, en réalité Marco, est marié et profondément amoureux de sa femme Fanny, laquelle pense que son mari fait des chantiers…
Avis : La première partie du film joue la carte de la comédie, la seconde est plus dramatique. Le quatuor de comédiens est magnifique, de Josiane Balasko lumineuse amoureuse, Eric Caravaca séducteur et amoureux transis, Isabelle Carré candide puis femme blessée et Nathalie Baye femme d’affaire qui s’éprend malgré elle de son « cinq à sept ». Cependant, le rythme s’affaisse durant la dernière demi-heure du film. Le film commence à tourner en rond comme s’il cherchait sa fin. Dommage, un petite coupure aurait été bénéfique.
Aucun commentaireoct 15 |
Harcelés |
Résumé : Pour Chris et Lisa, emménager dans leur maison de Lakeview Terrace est un rêve devenu réalité. Pourtant, rapidement, les deux jeunes gens deviennent la cible de leur voisin, qui désapprouve leur relation interraciale. Cet homme strict et austère, père célibataire et policier, s’est autoproclamé responsable de la sécurité du quartier…
Avis : Bof sans plus. Pas exceptionnel, on attendait peut-être plus de « gueguerre » entre les voisins. Un film qui sera vite oublié, et Samuel L. Jackson nous offre une performance peu digne de ses précédents films. Un film alimentaire ?
4 commentairesoct 14 |
La loi et l’ordre |
Résumé : Après avoir passé trente ans ensemble dans la police de New York, les détectives Turk et Rooster sont prêts à tout, sauf à prendre leur retraite. Peu avant leur départ, plusieurs criminels ayant échappé à la justice sont assassinés selon un mode opératoire qui rappelle celui d’un serial-killer que les deux enquêteurs ont mis sous les verrous plusieurs années auparavant…
Avis : En relisant le synopsis du film, je me dis que soit il a été très mal écrit, soit je n’ai pas suivi le film… Encore une belle déception, les retrouvailles de Robert de Niro et Al Pacino sont gâchées par un film très brouillon. L’idée de base du scénario était bonne, mais elle est très mal exploitée. On se désintéresse du sujet principal, d’ailleurs pollué par une série d’évènements secondaires n’apportant rien. Le dénouement ne surprend pas, on est plutôt soulagé que la fin arrive enfin !
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