juil 4 |
Classement AFI, American Film Institute, catégorie suspense |
Bon, là j’ai vu un peu plus de films que dans certaines autres catégories ! Voici donc le classement :
1. Sueurs froides (1958) : un chef d’oeuvre du maître Alfred Hitchcock ! Je n’aurais pas su choisir entre plusieurs lequel mettre en 1er dans le classement. Si l’on regarde les commentaires autour du film, ils font référence aux nombreuses connotations sexuelles du film, à travers un héo impuissant. Sur le plan technique, pour tourner la sensation de vertige de James Stewart, Alfred Hitchcock a eu l’idée de combiner un zoom avant et un mouvement de recul de la caméra pour créer une distorsion de l’image.
2. Chinatown (1974) : Jack Nicholson insiste pour que le tournage ait lieu à Hollywood malgré les réticences du réalisateur Roman Polanski, dont la femme a été assassinée à Hollywood 5 ans plus tôt.
3. Fenêtre sur cour (1954) : Fenêtre sur Cour montre l’absurdité du point de vue unique, mais également l’importance de cette absurdité pour l’intrigue. Car l’important n’est pas ce que l’on voit, mais ce qu’on ne voit pas. L’homme n’a plus la possibilité classique d’être seul à pouvoir connaître ce que le spectateur ne voit pas, favorisant l’identification. Il est ici dans la même position que le spectateur : il s’imagine ce qu’il va se passer. C’est le propre du suspense. A noter le défilé de mode de l’époque que fait Grace Kelly à chacune de ses apparitions. Hitchcock donnera ce slogan au film : « Si vous n’éprouvez pas ce sentiment de douce frayeur en voyant ce film, pincez-vous – vous êtes très probablement mort ».
4. Laura (1944) : Laura est un des films noirs les plus marquants. Il est difficile d’analyser ses originalités et qualités sans en dévoiler ses surprises et son charme. On s’en tiendra néanmoins à pouvoir sans grand risque affirmer que rarement une telle osmose s’est faite entre un sujet, l’originalité de sa construction, l’équilibre des personnages et la qualité de leur interprétation, servis par les procédés et le travail de la mise en scène et un thème musical devenu un standard du jazz.
5. Le troisième homme (1949) : Palme d’or 1949. Les raisons qui ont amené Orson Welles à accepter le rôle d’Harry Lime sont d’ordre financier : ce dernier avait en effet besoin d’argent pour achever le tournage de son film Othello, qui souffrait d’un manque de capitaux. Orson Welles prit une part active dans la réalisation de ce film. Il a notamment obligé Carol Reed à allonger la scène des égouts, et l’idée des doigts qui passent à travers la grille vient également de lui.
6. Le faucon maltais (1941) : Un film de 1947, la griffe du passé, s’inspire largement du faucon maltais, selon les aveux du réalisateur. C’est le film qui a révélé l’acteur Humphrey Bogart.
7. La mort aux trousses (1959) : La scène finale dans laquelle les deux héros se retrouvent dans le train et consomment leur amour est une des plus célèbres du cinéma, grâce à l’ultime plan du film symbolisant l’acte sexuel : quand le train pénètre dans un long tunnel à toute vitesse. D’après Bill Krohn, devant l’insistance des producteurs à mettre dans la bouche de Cary Grant / Thornhill une réplique indiquant qu’il allait épouser Eva Marie Saint (« Come on, Mrs Thornhill ! »), Hitchcock, légèrement irrité par ce respect des convenances, décida d’introduire ce plan symbolique — le seul de sa carrière, avoua-t-il à François Truffaut.
8. Blue Velvet (1986) : Le scénario de Blue Velvet (David Lynch) par Paul Schrader : « David a eu des difficultés à monter la production de Blue velvet. Par une étrange ironie, son producteur, Richard Roth, qui est aussi un ami à moi, lui a suggéré que si je récrivais le script, ils arriveraient peut-être à trouver un financement. J’ai donc lu le scénario, puis nous avons déjeuné ensemble tous les trois. A ce moment, j’ai dit à David que non seulement je ne récrirais pas son script, mais que j’aurai aimé l’avoir écrit, que je le trouvais absolument remarquable et qu’à mon avis, il ne devait rien y changer. »
9. Le crime était presque parfait (1954) : Ce film a été l’un des rares a être tourné en 3D (avec deux caméras) dans les années cinquante par la Warner. Mais le procédé étant passé de mode à la sortie du film, il fut projeté en version classique. Plusieurs séquences perdirent ainsi de leur saveur : celle où Grace Kelly se défend de son agresseur avec des ciseaux, les gros plans de le clef et des cadrans de téléphone ainsi que les contre-plongées des personnages réalisées grâce à une fosse dans le décor où était nichée la caméra.
10. Usual Suspects (1995) : Aux Etats-Unis, Usual suspects a été diffusé à certains inspecteurs de police afin de pouvoir tester de leur perspicacité. L’homme qui a prêté son corps à Keyser Söze lors des séquences en flash-back est l’un des machinistes du film. Bryan Singer l’a choisi car il remarqua que le cameraman n’arrivait pas à redresser ses coudes, lui donnant une allure irréelle et intimidante.
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